Les vraies raisons derrière l’apparition des contractions

Au début de la grossesse, le gynécologue ou la sage-femme annonce la date du mandat. Vous attendez cette date avec impatience depuis de nombreux mois ! Vous y attachez tellement d’importance ! Mais soudain, tu es là et maintenant bébé attend toujours. Près de 4 à 5 % des bébés naissent à la date exacte de péremption. Mais à l’approche de la date, la tension monte. Ça va vraiment arriver un jour. Vous recevez des messages de tout le monde, « donc toujours pas de bébé ? Vous attendez toujours, mais vous ne ressentez absolument rien. Vous ne pouvez pas le prendre trop fort sur votre corps et dormir vos mauvaises nuits. En fait, c’est tout, vous êtes prêt ! Il est grand temps que le bébé montre le bout de son nez. Mais pouvons-nous provoquer leur livraison ? Et déclencher des contractions vous-même ?

Bébé n’est toujours pas là ?

On s’accroche à cette fameuse date du terme comme à une bouée dans la tempête, puis elle passe et… rien. Le téléphone bourdonne, les proches s’impatientent, et votre corps, lui, fait la sourde oreille. Les nuits sont longues, la fatigue s’accumule. Pourtant, chaque matin, rien ne bouge. Et la question finit toujours par arriver : peut-on provoquer soi-même l’accouchement ? Y a-t-il des astuces pour déclencher les contractions quand bébé joue les prolongations ?

Déclencher la naissance

Les “trucs” pour accélérer l’arrivée du bébé foisonnent : infusions, marches, grimaces et autres recettes de grand-mère. Mais la réalité est plus têtue. La plupart de ces méthodes n’ont jamais démontré qu’elles faisaient avancer les choses. Une seule technique, pourtant, sort du lot dans les études.

Petit tour d’horizon des options que l’on entend souvent, histoire de mettre les pendules à l’heure :

  • Détachement de la membrane

Le décollement des membranes, moins courant en France qu’aux Pays-Bas par exemple, est la seule pratique à avoir montré une réelle efficacité avant le déclenchement en maternité. Concrètement, la sage-femme introduit un doigt dans le col et sépare doucement la poche des membranes de la paroi utérine, sans la percer. Ce geste stimule la libération de prostaglandines, des substances qui favorisent la maturation du col et peuvent déclencher des contractions. Petit bémol : il faut que le col soit déjà un peu ouvert, sinon c’est impossible. Parfois, il ne reste qu’à patienter encore un peu.

  • Bouger

La tentation du canapé gagne du terrain à la fin de la grossesse, mais bouger peut parfois aider. Une promenade régulière, quelques mouvements doux, un peu de marche : cela ne fait pas de miracle, mais ça encourage le bébé à descendre. Certains recommandent même de petits squats pour donner plus de place au bébé.

Faites-vous dorloter

Voici quelques gestes à essayer pour relâcher la pression ou, qui sait, stimuler un peu la machine :

  • Il est temps de faire des câlins

Avant la perte des eaux, rien n’empêche de partager un moment d’intimité avec son partenaire. Si l’attente vous pèse, pourquoi ne pas profiter d’un câlin amoureux ?

  • Avoir un orgasme, pourquoi pas ?

L’orgasme provoque des contractions de l’utérus, proches de celles du travail. Et le sperme contient des prostaglandines, ces fameuses molécules qui aident à préparer le col. Une bonne raison de partager un moment complice… et de joindre l’utile à l’agréable.

  • Massez vos mamelons

Le massage des mamelons peut stimuler la sécrétion d’ocytocine, l’hormone clé des contractions. Avec un peu d’huile de massage, le geste devient plus agréable et limite les irritations. Cela peut se faire en solo ou à deux, selon l’envie.

  • Acupression

L’acupression, technique issue de la médecine chinoise, consiste à presser certains points spécifiques du corps avec les doigts. Certains praticiens affirment que stimuler certains points pourrait encourager le travail à démarrer, en favorisant la circulation de l’énergie.

  • Réflexologie

Le massage des pieds n’est pas qu’un moment de détente. Selon la réflexologie, chaque zone du pied correspond à un organe ou une fonction. Stimuler le point associé à l’utérus pourrait encourager le début du travail. Pourquoi ne pas demander un massage ciblé, après tout ?

La nourriture

Certains aliments reviennent souvent dans les discussions entre futures mamans. Voici un point sur ces pistes, parfois folkloriques, parfois intrigantes :

  • Plats épicés

Manger épicé provoque parfois un réveil de l’intestin, ce qui peut, par effet domino, entraîner quelques contractions utérines. Attention tout de même : si le travail commence juste après un curry bien relevé, l’estomac risque de protester pendant l’accouchement.

  • La quinine d’ananas

L’ananas contient une enzyme, la bromélaïne, qui aurait, selon certains, des vertus pour stimuler le col. On la trouve surtout dans le cœur du fruit. Mais il faudrait en manger une quantité astronomique pour espérer un effet, gare à l’écœurement. Pour varier, l’ananas grillé apporte une touche gourmande.

Remèdes miracles

La palette des remèdes naturels s’ouvre parfois sur des solutions moins connues, dont voici les plus citées :

  • Huile d’onagre

L’huile d’onagre contient des prostaglandines végétales. On la consomme en gélules (500 mg, trois fois par jour) ou, plus rarement, appliquée localement après avoir percé la capsule. L’objectif : assouplir le col et stimuler le travail.

  • Black Cohosh

Le black cohosh est une plante utilisée traditionnellement pour soulager les troubles hormonaux et, parfois, pour accompagner le début du travail. Son efficacité n’est pas démontrée, mais certaines femmes y voient un coup de pouce.

  • Huile de ricin

Un classique des recettes de grand-mère. L’huile de ricin agit comme un laxatif puissant. En accélérant le transit, elle peut stimuler par ricochet les contractions de l’utérus. Mais son effet secondaire est prévisible : de fortes diarrhées. Si vous optez pour cette méthode, diluez 60 ml dans un jus de fruit et préparez-vous à attendre, et à rester près des toilettes.

Pour les amateurs de thé

Si vous appréciez les infusions, certaines plantes sont régulièrement évoquées :

  • Infusion d’alchimilles

L’alchémille est réputée pour préparer le corps à l’accouchement grâce à sa richesse en tanins. Elle n’est conseillée qu’après 39 ou 40 semaines de grossesse. Deux tasses par jour, pas plus. Après la naissance, elle aiderait aussi à la récupération de l’utérus.

  • Tisane aux feuilles de framboisier

La tisane de feuilles de framboisier est une alliée bien connue. Elle tonifie les muscles de l’utérus et du bassin, sans provoquer de contractions directes. Elle prépare surtout le terrain pour un accouchement plus fluide.

  • Déclencher la naissance

Avec toutes ces pratiques, astuces et recettes, l’attente finit par ressembler à une série de tentatives plus ou moins efficaces. Le vrai défi, ce sont ces derniers jours, quand chaque minute semble s’étirer. Pourtant, la maternité ne déclenchera le travail qu’après 40 semaines révolues, sauf urgence. L’impatience grandit, la fatigue aussi. Mais chaque heure qui passe rapproche du moment où, enfin, le bébé montrera son visage. Patience : le grand jour finit toujours par arriver.