Aller à l’école à l’étranger est parfois compliqué pour les nouveaux expatriés. En fait, ce n’est pas forcément facile pour eux de s’y retrouver, surtout s’il s’agit d’une première fois. Les systèmes scolaires, mais aussi les habitudes et les coutumes, diffèrent plus ou moins d’un pays à l’autre et nécessitent des ajustements sur une certaine période de temps.En ce qui concerne le système éducatif britannique, il peut sembler déroutant à première vue apparaissent, mais vous vous rendrez vite compte que finalement ce n’est pas très différent de celui qui existe en France !
Numérotation des classes : Grande-Bretagne vs France
Au moment de comparer les structures scolaires, le premier réflexe consiste à tenter de s’y retrouver dans la fameuse numérotation des classes. Voici donc, pour éviter la confusion, comment s’organise le parcours scolaire en Angleterre. Les années sont désignées par « Year » suivi d’un chiffre, en commençant avec la première classe obligatoire à 5 ans. Ainsi, la première année du primaire porte le nom de « Year 2 », et la dernière, « Year 6 ».
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Pour clarifier le paysage éducatif britannique, voici les principaux niveaux :
- Maternelle : accueille les tout-petits avant 3 ans, puis ceux de 3 à 5 ans.
- Enseignement primaire : s’étend de 5 à 11 ans, à l’école primaire.
- Enseignement secondaire : concerne les 11-18 ans, au collège puis au lycée.
Une fois le secondaire terminé, les jeunes poursuivent vers l’université ou des études supérieures. Le système anglais s’aligne d’ailleurs sur le schéma LMD (Licence, Master, Doctorat) à l’échelle européenne, avec les diplômes de Bachelor, Master et Doctorate.
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Avant 3 ans, les enfants fréquenteront des structures comme les jardins d’enfants ou crèches, qui sont souvent privées et onéreuses. L’inscription impose de planifier à l’avance la garde, modification impossible sauf cas exceptionnel.
En Angleterre et au pays de Galles, la loi oblige tous les enfants de 5 à 16 ans à suivre une scolarité à temps plein. En Irlande du Nord, cet âge descend à 4 ans. Pour les plus jeunes, des structures financées par l’État existent, mais uniquement pour quelques heures par semaine. À 11 ans, les enfants quittent le primaire pour rejoindre le secondaire. Les familles ont le choix entre établissements publics, gratuits de 5 à 16 ans pour tous, ou privés, où les frais peuvent grimper en flèche.
Écoles publiques
Le Royaume-Uni compte quatre grandes familles d’écoles publiques, fréquentées par l’immense majorité des élèves. D’abord, l’école communautaire, gérée localement, qui tisse des liens étroits avec son environnement et propose parfois des services annexes comme la garde d’enfants ou des cours pour adultes. À leurs côtés, on retrouve les écoles primaires classiques, les écoles fiduciaires et celles soutenues volontairement.
Écoles privées
Les familles souhaitant un autre cadre peuvent aussi opter pour une école indépendante, parfois appelée « public school » à contre-sens du terme français. Réputées pour leur prestige, et leur coût élevé,, ces écoles incarnent souvent une forme d’élite éducative.

Dès l’âge de 11 ans, commence l’enseignement secondaire. De 11 à 14 ans, les élèves suivent un large panel de matières, entre 10 et 15 disciplines selon les établissements : anglais, mathématiques, sciences, design et technologie, informatique, histoire, géographie, langues vivantes, arts, musique, citoyenneté, éducation physique. À cela s’ajoutent parfois l’orientation professionnelle, l’éducation sexuelle et relationnelle, ou encore l’enseignement religieux, intégré selon les écoles.
Une chaîne éducative cohérente

Faut-il craindre un décrochage scolaire pour les enfants expatriés au Royaume-Uni ? Les chiffres rassurent : la Grande-Bretagne fait figure de modèle en Europe, classée deuxième derrière la Finlande. Selon le classement international de Pearson, le pays atteint même la 6e place mondiale, loin devant la France (23e). De quoi relativiser les doutes.
Au Royaume-Uni, la scolarité est obligatoire de 5 à 16 ans, mais l’enseignement public reste accessible sans frais jusqu’à 18 ans.
Rythmes scolaires

La journée d’école débute à 9h et s’achève vers 15h30, alors qu’en France, elle commence à 8h pour finir à 17h. À midi, les élèves choisissent entre panier-repas maison et cantine. Après la classe, place aux activités périscolaires, largement encouragées dans les écoles britanniques.
Du côté des vacances, le calendrier est plus resserré et chaque établissement définit ses dates :
- Semestre d’automne (Toussaint) : 1 semaine.
- Vacances de Noël : 2 semaines.
- Semestre de printemps (février) : 1 semaine.
- Vacances de Pâques : 2 semaines.
- Semestre d’été : 6 semaines (contre 9 en France).
En moyenne, les élèves britanniques profitent de 6 semaines de congés en dehors de l’été, contre 8 semaines pour leurs homologues français.
Un uniforme bien ancré

Dans les écoles d’outre-Manche, le style vestimentaire se distingue nettement. L’uniforme est omniprésent : près de 98 % des écoles polyvalentes et 79 % des écoles primaires l’imposent. Privées ou publiques, rares sont les écoles qui y échappent, à l’exception notable de la « sixième année » (équivalent de la 1ère et terminale en France).
Il est aussi peu courant de croiser un enseignant en jean ou baskets : la norme penche plutôt vers costume et tailleur, donnant à l’école britannique une allure plus formelle qu’en France.
Le fonctionnement du système éducatif britannique

Dès 16 ans, les élèves peuvent passer le fameux « A-level », examen clé pour accéder à l’université. Pendant les deux années qui suivent le secondaire, ils se spécialisent dans trois ou quatre matières en lien avec leur projet universitaire. Après la première année, ils passent les épreuves de niveau AS, puis poursuivent ces matières jusqu’au niveau A. Ces examens nationaux sont reconnus partout au Royaume-Uni et à l’international.
Contrairement à la France, le classement des élèves n’est pas la norme : ce sont les résultats aux examens qui font référence, notamment les GCSE, SCE, AS et A-level.
Après la fin du secondaire, place au « higher education » : cela passe par le HND (Higher National Diploma, proche du BTS français), puis le Bachelor (équivalent au bac+3), avant d’accéder au Master ou au Doctorat pour ceux qui poursuivent.
En fin de compte, si le système scolaire britannique diffère sur bien des points, il partage avec la France le même objectif : donner à chaque élève les bases pour construire son avenir. À chacun d’y tracer sa route, de la première classe jusqu’aux portes de l’université, ou au-delà, vers l’inconnu stimulant des études supérieures.

