Fille de Dorothée Club Dorothée : Qui est-elle et que devient-elle ?

Le 3 septembre 2019, la nouvelle tombe, brutale : Ariane Carletti n’est plus. Pour ceux qui avaient grandi avec le Club Dorothée, l’annonce résonne comme la fin d’un chapitre. Derrière la figure souriante des matinées télé, se dévoile alors une histoire familiale tissée d’amour et de combats, loin des projecteurs.

Ariane Carletti, une figure emblématique du Club Dorothée et de toute une génération

Novembre 1957 : Ariane Carletti voit le jour. Repérée par Jacqueline Joubert, elle fait ses premiers pas à la télévision dans l’équipe de Récré A2 sur Antenne 2. Quelques années plus tard, elle rejoint la grande aventure du Club Dorothée sur TF1, aux côtés de Dorothée, Jacky, Corbier et Patrick Simpson-Jones. Pendant dix ans, la bande anime les matinées de millions d’enfants, offrant une complicité rare et un humour spontané qui marquent les esprits. Ariane, toujours souriante, incarne une génération entière, bien plus qu’une simple animatrice : elle devient la grande sœur que l’on retrouve chaque semaine à l’écran.

Mais Ariane ne se contente pas d’animer. Elle prête sa voix à de nombreux génériques de dessins animés, façonne l’ambiance sonore des années 80 et 90, et s’investit pleinement dans l’écriture et la production de programmes jeunesse. Formée au Cours Florent, elle multiplie les casquettes : comédienne, chanteuse, productrice. Après la fin du Club Dorothée, elle s’invite sur IDF1, D8, puis crée sa propre société de production, continuant d’explorer son amour du spectacle vivant.

Le temps passe, et la disparition de membres de la bande, Corbier, Cabu, Claude Chamboisier, René Morizur, ajoute une dimension patrimoniale à cette époque. L’attachement du public à Ariane Carletti Club Dorothée s’inscrit dans une mémoire collective, où l’amitié, la chanson et la télévision se mêlent pour raconter l’histoire d’une génération qui refuse d’oublier.

Entre lumière et épreuves : comment la maladie a bouleversé la vie d’Ariane et de ses proches

L’image solaire d’Ariane Carletti, symbole du Club Dorothée, cache longtemps les difficultés qu’elle traverse loin des caméras. Diagnostiquée d’un cancer du sein, Ariane mène une bataille silencieuse, préférant préserver l’intimité familiale plutôt que d’exposer sa vulnérabilité. La maladie, endurée pendant plusieurs années, ne sera révélée au public qu’après sa disparition, à 61 ans. Cette annonce bouleverse ses proches et touche profondément tous ceux qui avaient grandi avec elle.

La famille, soudée et discrète, choisit la pudeur. Éléonore Sarrazin et Tristan Sarrazin, accompagnés de leur père Rémy Sarrazin, ancien musicien des Musclés, entourent Ariane jusqu’au dernier instant. Les obsèques se déroulent loin des caméras, dans une atmosphère recueillie qui tranche avec la notoriété de la star du Club Dorothée.

Ce parcours, mêlant gloire et épreuve intime, révèle la force d’une mère et l’unité de ses proches. Ariane laisse derrière elle un souvenir lumineux, mais aussi une famille qui, face à l’absence, trouve la force de poursuivre. La maladie, loin d’effacer son héritage, en souligne la dimension profondément humaine : une femme forte, aimée, et restée digne jusque dans l’ombre.

Qui est Éléonore Sarrazin, la fille d’Ariane, et comment a-t-elle vécu l’héritage et l’absence ?

Fille d’Ariane Carletti et de Rémy Sarrazin, bassiste des Musclés, Éléonore Sarrazin grandit au cœur d’un univers où l’art est partout. Dès l’enfance, elle est plongée dans les coulisses du Club Dorothée, mais refuse de se laisser enfermer dans le statut de “fille de”.

Après des études au Cours Florent puis à la London School of Dramatic Art, elle trace sa route. Son rôle dans “Plus belle la vie” sur France 3 la propulse sur le devant de la scène. Elle enchaîne ensuite les projets, du théâtre parisien (La bonne Anna) aux comédies grand public, jusqu’aux séries comme Camping Paradis. Éléonore se distingue par sa capacité à jongler entre les registres, restant fidèle à ses valeurs et à l’héritage artistique de sa mère.

Son rapport à la mémoire d’Ariane reste empreint de pudeur. Rarement, elle s’autorise des hommages publics, préférant la discrétion aux projecteurs. Pour elle, la transmission se joue autant dans la fidélité à une certaine idée du métier que dans la réinvention personnelle. L’absence d’Ariane demeure, mais la passion de la scène, elle, ne s’est jamais éteinte.

Voici quelques repères sur le parcours d’Éléonore Sarrazin et ses choix professionnels :

  • Éléonore Sarrazin : actrice, danseuse, metteuse en scène
  • Diplômée du Cours Florent et de la London School of Dramatic Art
  • Fille d’Ariane Carletti et Rémy Sarrazin
  • Expériences marquantes : Plus belle la vie, théâtre, comédies, séries télévisées

Femme dans la rue près d

Le soutien familial face à la maladie : un message d’espoir et de solidarité à retenir

Lorsque la maladie frappe, le clan Sarrazin-Carletti resserre les rangs. Éléonore et Tristan, épaulés par leur père, accompagnent leur mère avec une discrétion exemplaire. La célébrité du nom Carletti Club Dorothée ne change rien : le deuil reste privé, la douleur ne se partage pas à la une des journaux. Leur unité, dans la tourmente, devient un rempart silencieux.

Dans ces moments-là, le soutien familial ne se mesure pas en déclarations publiques, mais dans la constance et la chaleur du quotidien. La famille fait bloc, préserve l’intimité d’Ariane et veille à sa dignité. Le choix d’organiser les obsèques dans la plus stricte intimité reflète cette volonté : protéger la mémoire de la disparue, loin des projecteurs et des hommages tapageurs.

Ce sont ces gestes simples, ces présences discrètes, qui dessinent les contours d’une solidarité véritable. Perdre Ariane Carletti, c’est perdre une figure du Club Dorothée, mais c’est surtout voir s’éteindre une femme dont la force et l’amour ont marqué toute une lignée. À méditer : derrière chaque lumière, il y a une famille qui veille, une solidarité qui s’invente, et des souvenirs qui, eux, ne s’éteignent pas.